Des fleurs à l'encre violette de Gilles Laporte

roman

Presses de la Cité, 2013

Hommage au beau métier d'instituteur, aux hussards de la République, formés à l'Ecole Normale ( ici, de Mirecourt, pays de luthiers en Lorraine). Eux qui ont eu pour tâche d'alphabétiser et de modeler les esprits des petits paysans et fils d'ouvriers au grand dam du curé qui promettait à leurs parents de rester à la porte du Paradis s'ils osaient envoyer leurs petits à la laïque. Ce n'est pas Don Camillo et Peppone, c'est plus violent, plus enraciné, plus vengeur et militant. Dans notre histoire le maire est lié à l'ancien régime et espère son retour.

Le roman couvre un demi-siècle de 1873 à 1923. Il commence avec les amours de Rose-Victoire, fille du maire ultra, elle-même gagnée aux idées émancipatrices de la République et se termine par la mort prématurée du fils de Rose-Victoire qui a vaillamment combattu dans les tranchées et a inhalé des gaz toxiques. Car ce roman célèbre le courage des soldats qui permirent à la France de garder son indépendance, quatre ans durant ils vécurent l'enfer.

Les fleurs à l'encre violette sont le témoin que se transmettent le père et le petit garçon, déjà porteur du prénom Paul, en reconnaissance à l'amitié qui lie le père au luthier, son compagnon de coeur.

Un beau bouquin.

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