L'espionne  de Tanger  de María Dueñas

roman

Traduit de l'espagnol (Espagne)

par Eduardo Jiménez

Ediciones Temas de Hoy, S.A. (T.H.) 2009

Editions Robert Laffont, 2012, pour la traduction française

Ce roman est construit en quatre parties. Au début de l'histoire, Sira s'apprête à quitter le cocon familial pour épouser Ignacio son vertueux fiancé... Hélas pour lui elle va s'amouracher du gérant de la boutique où ils vont choisir une machine à écrire Hispano-Olivetti. Trop jeune, inexpérimentée, elle ne reconnaît pas en son héros le forban qu'il ne tardera pas à se révéler être: le temps pour lui de la mettre enceinte, l'escroquer, la couvrir de dettes et l'abandonner. La guerre civile bat son plein en Espagne, ils sont partis au Maroc, à Tanger, dans la colonie sous protectorat espagnol. Secourue par un policier, placée en pension à Tetouan chez Candelaria la contrebandière, Sira va la payer en lui cousant une nouvelle garde-robe. Ce talent de couturière va lui permettre de rembourser ses dettes et de connaître beaucoup de gens fortunés dont une anglaise, Rosalinda qui deviendra son amie. Cette dernière est la maîtresse de Juan Luis Beigbeder militaire germanophile et humaniste lettré... De fil en aiguille, après un parcours sans faute, Sira doit retourner à Madrid sa ville natale et y ouvrir un atelier de couture qui lui servira à enregistrer et transmettre les conversations de sa clientèle, grâce à un ingénieux encodage de patrons...

C'est un roman qui vous accroche, qui vous fait voyager dans cette période sombre de l'Espagne du caudillo à ses débuts, qui vous surprend et qui vous apprend les relations géopolitiques qui régissaient l'Europe en guerre.

A lire.

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