La femme en vert d'Arnaldur Indridason

Traduit de l'islandais

par Eric Boury

Traduit avec le concours

du Centre National du Livre

Editions Métailié, 2006

Deux actions principales et une ramification d'autres actions dans chacune d'elles.

Les faits.

Un garçonnet rapporte à la maison un joli caillou qui s'avère être un os humain. Les enquêteurs, aidés d'une équipe d'archéologues, entreprennent de mettre à jour le squelette. Tandis que les techniciens dégagent méthodiquement les ossements, Erlendur, Elinborg et Sigurdur Oli fouillent ce qui peut relier la parcelle de terrain et les habitants de Reykjavik. Ils remontent aux années de la seconde guerre mondiale, quand l'Islande hébergeait sur la colline des troupes anglaises puis américaines. Serait-ce un de ces soldats qui a fini près des groseilliers? Peut-être un trafic de marchandises volées qui aurait mal tourné? Ou plus certainement la fiancée de Benjamin, l'ancien propriétaire de la maison d'été qui s'élevait ici il y a quelques décennies, et que tout le monde croyait disparue en mer? Benjamin s'est-il débarrassé du corps de celle qu'il vénérait, quand il s'est cru trahi? Bara, la petite sœur de Solveig ne veut pas y croire. Elle scelle à double tour les secrets familiaux que leur mère a mis en place... En interrogeant les quelques rares survivants de cette époque lointaine, les policiers découvrent que la maison a été louée, et qu'une famille de cinq personnes, dont le père était connu pour tabasser sa femme, avait occupé les lieux. La malheureuse git-elle au fond de ce trou, une main dressée en l'air, comme pour appeler à l'aide?...

Erlendur.

Le commissaire ne s'est jamais remis de la disparition de son frère, ni de sa culpabilité de lui avoir lâché la main dans la tempête de neige. Il a raté son mariage, dû couper les ponts avec ses deux enfants pendant de longues années. Sa fille, Eva Lind lui laisse un message qui n'est rien moins qu'un appel au secours. Il part à sa recherche, mort d'inquiétude car enceinte, elle a repris sa consommation de drogues, d'alcool... Leurs relations sont conflictuelles, Halldora, la mère, ayant élevé les deux enfants dans la haine de leur géniteur...

Enquête minutieuse, portraits psychologiques travaillés, tout concourt à rendre ce roman passionnant.

A lire.

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