Une nuit d'épouvante d'Anton Pavlovitch Tchekhov

Texte extrait de Histoires grinçantes, traduction d'Edouard Parayre et Madeleine Durand

L'école des loisirs, 1986

Mille ans de frissons, Milan Jeunesse, 2007 

9 pages, 14 minutes.

(à partir de 11 ans)

Commençons par la fin:

"Après cela, je dus me faire traiter trois mois durant pour dérangement nerveux."

Mais qu'est-ce que cela me direz-vous? Une histoire "abracadabrantesque" de cercueils qui séjournent dans des chambres où ils n'ont pas été demandés, en toute discrétion, jusqu'au retour de l'occupant des lieux...

Voyons un peu ces personnages. Le conteur, Pierre Lobsèque habite dans le quartier des Trépassés, une maison qui appartient à un certain Monsieur Cadavre, à Moscou. En cette nuit de Noël 1883, il rentre d'une séance de spiritisme qui l'a décontenancé: "Ta vie s'achemine vers son déclin...Fais ton examen de conscience..."et la voix avait ajouté "Cette nuit." Le vent d'hiver qui siffle, les rues désertes le déstabilisent et il a hâte de retrouver son logis... Lorsqu'il frotte une allumette pour éclairer sa chambre, son sang ne fait qu'un tour: le diable a déjà fait livrer le cercueil auquel les avertissements l'avaient préparé... Courageusement, il prend la fuite.

Il va demander l'hospitalité à son ami De Profundis qui habite une chambre garnie chez un marchand, Monsieur Lecrâne, petite-rue des Macchabées. Là, en l'absence de l'occupant des lieux, il se remet doucement de ses émotions. Il craque une allumette et croit devenir fou: un cercueil deux fois plus grand que le premier, occupe la pièce... Lobsèque court chez son ami le docteur Cimetière, qui habite au quatrième étage de la maison Charnier. Hélas, pour les nerfs de notre conteur, la malédiction a encore frappé. Cimetière est blême, il respire avec peine, il frissonne. Il a assisté lui aussi à la séance de spiritisme et quand il a découvert un cercueil dans sa chambre, il s'est cru victime d'hallucinations... Les deux amis se donnent du courage et décident de vérifier si le cercueil est vide ou habité. C'est là que l'explication sur ce déploiement inttendu donc inquiétant de cercueils, leur est révélée.

A lire.

 

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