Etranges rivages d'Arnaldur Indridason

Quel confort d'écouter ces beaux textes, de savourer la poésie de noms imprononçables pour qui n'a pas été initié à l'idiome islandais!

Nous savons que notre policier Arnaldur a quitté Reykjavik depuis de longues semaines et qu'il ne donne plus signe de vie à ses collègues enquêteurs. Il a pour cela une raison majeure, il est parti à la source de son mal-être, à la genèse de son histoire, à la recherche des restes de son petit frère. Ce n'est pas le premier séjour qu'il effectue dans la ferme en ruines qui abrita le foyer de ses parents, avant que la tempête n'emporte l'enfant.

Aujourd'hui son enquête personnelle le fait s'intéresser à la disparition d'une jeune femme du village, dont aucun reste n'a non plus été découvert. Ce qui le frappe dans ce récit c'est qu'au moment même où le déchaînement des éléments l'a effacée de la surface de l'Islande, un groupe de soldats britanniques a lui aussi subi les foudres du ciel mais que tous les soldats ont été retrouvés, morts ou vifs.

Arnaldur fait la connaissance de contemporains de la jeune femme: une sœur cadette, un neveu, des hommes qui furent compagnons de travail de son mari, des personnes très âgées, mais qui n'ont rien oublié de la tragédie. Elles se sont résolues à l'accepter, l'Islande les ayant habituées à ces accidents inexpliqués. Arnaldur suit la piste d'un renard quant à lui car un chasseur lui a donné une petite voiture qu'il a découverte près d'un terrier et Arnaldur connaît cette petite voiture...

Belle réussite, les sentiments de l'enfant qu'il a été reviennent à la surface de la mémoire d'Arnaldur et lui permettent de mieux appréhender les conséquences d'un caprice.

A écouter ou à lire.

Texte lu par

Jean-Marc Delhausse

Titre original

Furöustrandir, 2010

Traduit de l'Islandais par

Eric Boury

Edition Métailié, 2013

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