Fin et Mona viennent de perdre leur garçon, Robbie, huit ans. Il y a un mois que l'accident a eu lieu. Fin retrouve le poste de police. Il doit continuer, parce que la vie continue. Il est sélectionné pour enquêter sur un meurtre dont le mode opératoire rappelle celui commis à Glasgow quelques semaines plus tôt, et dont il a eu la charge. Peut-être le même assassin reproduit-il le même forfait?

Fin s'envole pour les îles des Hébrides extérieures, pour l'île de Lewis, la plus septentrionale, dernier bastion de la langue gaélique, au nord-ouest de l'Ecosse.

Dès le chapitre 2, nous sommes immergés dans la vie des îliens. Fin, dans ses jeunes années, habitait à côté du village de Crobost, près de la ville portuaire de Stornoway. C'est là qu'il va atterrir.

Nous faisons un bond de trente années en arrière. Fin est très excité. C'est son premier jour d'école. Il habite une "whitehouse", à l'écart du village et c'est le père de son ami Artair Macinnes qui les y conduit en voiture. Hélas pour lui, Fionnlagh ne parle que le gaélique, quand tous les cours se déroulent en anglais. Déjà, il devient Finlay. Une fillette providentielle, Marsaili ou Marjorie Morrison se propose d'être sa traductrice. Nous avons le triangle des protagonistes du drame qui va se jouer dans les années à venir: Marsaili, Artair, Fin. Mais en ce premier jour d'école, les gamins se heurtent à d'autres soucis. Il se font molester par les brutes patentées du village, Murdo et son frère Angus. Voilà un autre clin d'œil du destin: c'est justement Angus qui vient d'être assassiné, et c'est pour en éclaircir les circonstances que Fin débarque à Stornoway, aujourd'hui. Les écoliers d'alors sont sauvés par l'intervention de Donald Murray, qui, en sa qualité de fils de Pasteur, tente de faire régner la justice sur leur micro société.

Nous côtoierons les mêmes personnages tout au long de leur enfance, de leur adolescence, avec l'épreuve suprême d'admission dans le cercle des initiés: la chasse aux oiseaux, perpétuation d'un rite qui a sauvé les îliens de la famine, des siècles plus tôt.

Jamais il n'y aura de place pour l'ennui, le récit est passionnant, les découvertes d'us et coutumes tout aussi intéressants que l'intrigue du roman.

A lire.

 

 

 

 

 

 

Titre original: The Blackhouse.

Traduit de l'anglais

par Jean-Marie Dastugue

Editions du Rouergue, 2009.

Tome 1 de La trilogie écossaise

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