Einaudi,2009

Le Seuil, 2011

roman

Traduit de l'italien par Nathalie Bauer

De l'histoire il n'y a presque rien à raconter: c'est celle d'une adoption à la mode sarde des années 50, consentement de la mère naturelle contre compensation matérielle et une bouche de moins à nourrir, celle d'une fillette non désirée.

Le ton du roman est envoûtant bien plus que ce qu'il narre, il nous plonge dans la communauté du village de Soreni, dans les non-dits et les trop commentés, dans la bénédiction du bien faire et la mise au ban du hors d'usage, du jamais pratiqué en Sardaigne.

Maria devenue une fill'e anima va grandir sans plus manquer de quoi que ce soit et Tzia Bonaria Urrai va lui donner une éducation, lui permettre de s'émanciper en l'envoyant à l'école, laisser s'épanouir sa personnalité elle la laissée pour compte par sa mère naturelle.

Maria reconnait les bienfaits reçus mais elle ne pardonne pas à sa mère adoptive de se substituer à la volonté du bon Dieu, même si c'est toujours sur la demande pressante de ceux qui l'en implorent.

Envoûtant, à lire.

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