Roman

Traduit de l'anglais
(Canada)

par Isabelle Maillet)

Éditions Le Serpent à Plumes

2000

 Étonnant! 
  La couverture n'est pas engageante: sombre, une paire de mains croisées évoquent le refus de participer, la volonté d'empêcher d'entrer dans l'histoire.
    Les premières pages ne m'ont pas enthousiasmée.
  Petit à petit l'auteur tisse sa toile et je me retrouve scotchée, étonnée des rebondissements du roman.

  Il y a la figure du héros, Pèlerin en français, celles des toubibs de l'hôpital psychiatrique, genre hôtel de luxe pour malades fortunés, surtout celle du Dr Jung, que l'on sent happé par les mêmes maux que ceux de ses malades.
  Il y a les figures secondaires, les gens de service, soucieux du cérémonial attaché à leurs maîtres et de leur rang dans la domesticité...
  Le brandy coule à flots, les cigarillos se grillent dans la joie...
  Tout ça se passe en 1912. On vit les balbutiements de la psychiatrie.
  Mais le Pèlerin vient de beaucoup plus loin!
  Il souffre d'une malédiction: la délivrance de la mort, but ultime à toute vie, lui est refusée.
  A lire.

 

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