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Roman
Titre original:Thursday, the Rabbi Walked out, 1978
Traduit de l'anglais (États-Unis)
par Lazare Rabineau
Éditions La Découverte, 2006
 
  Rarement une écriture de polar est aussi dense, reflétant la société dans laquelle le crime a eu lieu, que dans ces écrits de Harry Kemelman. Tout est décrit avec minutie: les communautés, le fait de se revendiquer d'une communauté, le fonctionnement de la justice, le procureur qui est élu, le policier qui n'empiète pas au-delà de son ressort, très localisé, le rôle des banquiers, des hommes d'affaires, le mouvement féministe, le rôle des parents dans l'éducation, le commerce et le tourisme et j'en oublie certainement. Ces livres sont un reflet de la société américaine au moment où ils ont été écrits. Ils apportent beaucoup plus qu'un simple polar, tout en respectant le genre. A chaque fois une énigme à résoudre, bien ficelée, qui donne à David Small, notre rabbin, l'occasion de faire appel à son savoir talmudique.
  Dans ce roman c'est la rencontre ratée entre un père et son fils naturel, en tant que tels, des sentiments en trompe-l'oeil, un prétendu antisémite qui admire les juifs, tout est bouleversé mais les apparences sont coriaces.
  Voilà donc le dernier des trois romans de La semaine du rabbin, tome 2. Harry Kemelman a instillé tout au long de ces sept romans une morale, une éthique qui réconcilient avec la nature humaine, même si ce ne sont que des romans, on se plaît à rêver qu'il existe quelque part des gens qui réfléchissent leur vie qui ne se laissent pas entraîner par les courants de pensée tous ficelés, c'est rafraîchissant, optimiste et récréatif!
  A lire! 
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