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Éditions Gallimard, 2004

 

  Né d'un père allemand émigré aux USA et d'une mère américaine de souche, qui pourrait avoir du sang indien - prétend la légende familiale, Frédérick, l'Américain, perdra sa joie de vivre à la guerre. Celle de 39-45 (alors que son père avait fui l'Europe en 14 pour ne pas servir le Kaiser), plus particulièrement pendant le débarquement. Il verra tant d'horreurs, de camarades anéantis qu'il accumulera de la haine et de la violence pour le restant de ses jours. Démineur, car forte tête, il survivra à l'épreuve et fera la connaissance de sa future épouse à un bal de militaires.

  Retour aux USA, médailles et démobilisation, son amour de Normandie vient le retrouver. Marié, bientôt père de famille, il va prendre en grippe cet enfant qu'il n'a pas désiré pas plus que ses frères et soeurs à venir, à une exception près.

  Heureusement pour le jeune garçon avec le retour en France quand il a trois ans, sa famille grand-maternelle est un havre de paix où sa mère le dépose quand la furie paternelle se déverse sur ses épaules.

  Le narrateur, petit garçon d'alors,a passé sa vie à imaginer le trépas qu'il infligerait à son tortionnaire (qui n'épargnait pas non plus son épouse).

  Malgré tout, ce livre est une forme d'hommage à un père disparu avec le regret qu'une vraie conversation n'ait pu réunir ces êtres antagonistes (par la faute de l'Histoire?)

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