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Éditions 10/18
2011
  Plusieurs histoires se déroulent en parallèle dans ce roman.
  Celle de Maurice et de Ginette, dont les mères ont été pensionnaires de la même école religieuse et qui aimeraient voir l'idylle qu'elles ont contribué à voir le jour se transformer en mariage et petits-enfants...
  Celle de Samuel et d'Irène, français et juifs, né en Pologne pour lui, issue de parents nés en Pologne pour elle.
  Maurice vit encore chez sa mère, Réjane, dans un petit pavillon de banlieue. C'est elle qui soupire après l'ingratitude des fils quand il élude ses questions trop personnelles.
  Samuel, après une vie miséreuse à Vilmè, Lituanie, a rejoint l'Europe avec son aîné, Lev. Il n'a jamais pu décider ses vieux parents à les rejoindre et c'est un crève-coeur pour lui.
  Le roman débute avec la découverte d'un cadavre dans les ruines d'une maison bombardée dont les gamins désobéissants du quartier ont fait leur terrain de jeux, jouant à "Milices et Boches contre maquis du Vercors", version actualisée de "gendarmes et voleurs" en ce début d'année 1945 . L'hiver est froid, il a neigé, gelé, sans fin.
  Vanves: Maurice, jeune inspecteur est chargé de démêler l'écheveau. Dans la vie du commissariat d'autres enquêtes sont à élucider: des jeunes filles violées par des GI libérateurs avinés un soir de bamboche; des restes de macchabée déposés sur le paillasson  d'une vieille fille olé-olé...
  Tout au long du roman l'atmosphère de suspicion, de petitesse des voisins de quartier, la grandeur d'âme des protestants qui cachent les réfugiés à la montagne, en souvenir des persécutions d'un autre temps, la confrontation des deux coeurs purs Samuel et Maurice font de ce livre un régal.
  La confrontation muette à l'intérieur des commissariats entre les vrais et les faux héros donne encore à penser sur les opportunistes que l'époque a récompensés.
  Le dénouement est inattendu, un bon point de plus.
  A lire.  
 
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