DSCN1830.JPG

roman
Plon 2000

  Voici les portraits croisés de la ballerine Ludmilla Arbatova, qui passa son enfance et vécut jusqu'à la révolution à Saint-Pétersbourg, et de son professeur Marius Petipa, marseillais qui dirigea le Théâtre impérial Marie et fut protégé des Tsars Alexandre III et Nicolas II avant que d'être rejeté à l'aube de sa vieillesse pour son trop grand académisme par ses pairs.

  Le père de Ludmilla, mime fameux, sombre dans l'alcoolisme à la mort de sa femme, chanteuse d'opérette. Il vit dans un logement misérable, rue Poltavskaïa. C'est l'ancienne nourrice de Ludmilla, Aniouta qui l'élève et qui pourvoit aux soins du ménage.

  Quand elle a neuf ans Ivan Pavlovitch, son père, la présente à Marius Petipa. Ayant satisfait à la visite médicale, bien qu'un peu maigrichonne, elle entre en année préparatoire et souffre le martyre avant de réussir ses pointes. Après avoir réussi l'examen d'entrée elle continuera son apprentissage. Toute son éducation, son entretien sont pris en charge par l'école. Elle continue à secourir son père pendant toutes ses années...

  La vie du chorégraphe français nous est contée en parallèle, l'auteur imaginant que Ludmilla s'est liée à la famille. Peut-être a-t-elle existé, même si je pense qu'elle est un personnage de fiction? Elle ira vivre à Paris et deviendra professeur de danse, à l'ombre de tous les grands noms de la danse de son pays, réfugiés comme elle en France.

  Intéressant pour les événements historiques qu'il fait revivre.

A lire

   

Retour à l'accueil