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roman

Flammarion, 1985

Lors de la parution de cet ouvrage, nous étions en pleine guerre du Liban. Lui se situe juste à la lisière, en 75, là où tout pouvait encore basculer dans le camp de la paix et ignorer toute la souffrance engendrée par le conflit.

La colonne vertébrale du roman c'est aussi la relation grand-mère petite-fille vécue par une femme, Kalya, dans laquelle elle tient tour à tour les deux rôles: celui d'enfant choyée par Nouza son aïeule, avec laquelle elle fait de beaux voyages, puis celui de grand-mère avec Sybil sa blonde petite-fille qui arrive de New-York.

Le coeur du roman c'est le Liban, Beyrouth, une place où elles habitent chez la tante de Kalya. Elles ont choisi de se rejoindre là pour que la fillette fasse connaissance avec ses racines libanaises, bien que la grand-mère ait été élevée au Caire et n'ait fréquenté le Liban qu'au cours des vacances, déjà...

Nous revivons en alternance avec Kalya les journées qu'elle partagea avec Nouza et ses oncle et tante, dans la montagne libanaise, le luxe des hôtels, pendant que la guerre se déroulait au loin en Europe; elle avait une douzaine d'années. La voilà avec une petite-fille de 12 ans, délurée, qui s'adapte à tous et navigue avec aisance dans le quartier, où elle se lie d'amitié avec Aziz l'épicier .

Des temps lointains de l'enfance de Kalya a resurgi Mario, veuf et père de Georges et de Myriam. Il a fallu la mort de sa femme pour qu'il découvre que ses enfants ont des idées aux antipodes. Il essaie de gérer.

Myriam est l'une des héroïnes de ce drame, le roman commence avec son arrivée sur la place, face à face avec son amie Ammal. Il se termine presque avec leur évacuation de cette place.

En moins de 250 pages nous avons vécu plusieurs drames, tragédies. Ce livre est à la fois message d'espoir, rien ne meurt jamais tout à fait mais aussi rappel de la cruauté humaine, des déchirements pour le pouvoir et la suprématie d'une communauté sur une autre.

A lire.

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