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roman

Fayard

2005

 

  Le conteur de cette fable semi-contemporaine se met dans la peau d'un humoriste mâle, qui pour gagner ses millions, use et abuse d'une recette (entre autres) qui lui rapporte, tourner en dérision les religions du Livre: chrétienne, islamique et juive.

  Par ailleurs la construction du roman alterne la biographie de ce comique avec des récits de Daniel(s), de Marie(s) etc...

  Ils sont issus de Daniel 1, Marie 1 etc...  et se nomment 23 ou 24, à l'infini... Des clones androïdes qui n'ont plus la faculté de rire ni de pleurer, des néo-humains!... Au-delà de leur lieu d'habitation traînent quelques déchets humains, souvent des femelles, ils les abattent. Il semble qu'il y  ait plus de ces créatures dans cette région d'Espagne où se déroulent les actions (celle du conteur et des androïdes qui se succèdent dans sa résidence) car ailleurs à la surface du globe, elles relèvent plutôt du mythe.

  Le narrateur, Daniel 1 avait un chien Fox. Ni lui, ni sa compagne Isabelle n'avait jamais eu le désir d'enfant mais d'un compagnon à quatre pattes, oui. Il y a des discours délirants à ce sujet. Fox aussi a été cloné. En parallèle aux exploits du créateur de films obscènes nous lisons les compte-rendus des descendants clonés, Daniel x ou y.

  Donc unité de lieu, époques différentes, quant à l'action! Je trouve l'idée de départ intéressante, ce désir d'immortalité scientifique. Cette nouvelle religion a tout d'une pratique sectaire!  L'ensemble distrait. Les idées sont farfelues, hors normes, dérangeantes, drôles parfois. J'avoue n'avoir que survolé une très bonne part du roman: les ébats sexuels du héros n'étoffant pas l'intrigue.

 

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