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Le Seuil, 2011
  L'auteur effectue des visites de villes qu'il a longtemps côtoyées (quelquefois) au cours de sa vie active, sans avoir eu le loisir de s'y attarder. Il s'efforce dans ce livre de donner une réponse à l'interrogation "Qu'est-ce qui fait qu'on se sent français?"
  Il se souvient d'avoir ressenti sa francité (qu'il veuille bien m'excuser de ne pas le citer mot pour mot mais d'interpréter) lors d'un visionnage du film de Renoir La règle du jeu  à New-York.
  Il nous évoque des tranches de France:les champs de guerre de l'est et du nord-est,le sud et la Touraine, les Pyrénées...,  la langue, l'intérieur pour ceux qui vivent sur les frontières, les eaux qui drainent ses bassins. L'histoire, les légendes, l'enfance, les vacances, les souvenirs, les voyages autant d'éléments d'imprégnation sans oublier les cartes de Vidal-Lablache affichées dans les classes autrefois.
  C'est sa façon d'enquêter, très bonne idée que de creuser ces pays que l'on pense familiers mais qui ne sont qu'effleurés. Nous ne ferons pas les mêmes choix mais qu'importe. L'écriture du livre se télescope avec une période où des modes de vie venant d'autres pays tentent de se faire une place sous "notre" soleil, il l'aborde.
  Relevé page 194:"... -je cherche simplement à comprendre par quels réflexes et par quels cheminements l'on peut rassembler sous le même toit nominal -la France- des ensembles aux tonalités aussi extraordinairement divergentes que celles touchées ici. Une idée me vient: c'est que "France" nommerait autant l'ensemble tremblé des aires géographiques et des espaces historiques ou humains où cette question se pose que celui des aires et des espaces où elle ne se pose pas" .
  Plus loin il s'attarde sur l'importance du lien social.
  Relevé page 225: "Ce n'est pas l'effet patrimonial qui compte, mais une très lente infusion ou ce qu'il faudrait peut-être rapprocher d'un inconscient du paysage..."
  Allez faire un tour sur l'île des Faisans respirer l'iode en Bretagne en passant par la Lorraine, bonne visite!. 
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