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roman
Gallimard, 1986
  Le narrateur, dernier d'une fratrie de cinq enfants en est le seul garçon. Il sera donc le seul à apprendre le latin et le grec auprès du vieux pasteur qui le terrifie, en qui il croit reconnaître un vengeur des guerres fratricides qui opposèrent l'Allemagne à la France. Dans la famille du jeune Karl cette dichotomie se vit au quotidien. Allemand par le père, plus exactement Souabe, du Wurtemberg, français par la mère. Vie scolaire côté allemand, vacances en Normandie.
  Le roman retrace l'amitié très forte qui unit l'auteur à un camarade de régiment, Florent Seinecé, élève de l'école des chartes. Amitié qui fut trahie puis qui refleurit sous l'influence des femmes qui partagèrent ces années de jeunesse. Et elles furent nombreuses et variées.
  Beau portrait de Mademoiselle Aubier et des enfants que Karl croisa, ceux de Seinecé. Lui n'en eut pas. Descriptions ciselées des paysages, des souvenirs, l'enfance qui revient, lancinante et toujours la musique avec un rappel de l'oeuvre de Sainte-Colombe et des violes de gambe. En boucles: Seinecé, l'enfance, la musique, le Wurtemberg.
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