Roman
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Titre original:
Il viaggio a Roma
Gruppo Editoriale Fabbri, Bompiani, Sonzogno, Etas S.p.A. Milan, 1988
Pour la traduction française:
Flammarion, 1989
Traduit de l'italien par
René de Ceccatty
  Le récit commence sur un aller à Rome en avion. Mario vient y rejoindre son père qu'il n'a pas revu depuis quinze ans. Il en a vingt. (Ce seront les seules indications de temps, pour le reste on ne sait quand cela se passe, combien de temps ça dure, il est fait allusion à des jours, des rendez-vous, rien que de très vague...) Il s'endort contre sa voisine Jeanne, jeune femme française qui vit à Rome avec Alda sa fille de treize ans... Riccardo, son père, fait à Mario les honneurs de l'appartement où il n'a rien changé depuis le départ de Dina et de son fils. Il raconte "d'homme à homme" ses tourments de mari bafoué et avoue l'ambiguïté de sa conduite qui poussait sa femme dans le lit des autres.
  L'emplacement du divan contre la porte du corridor ouvre dans l'esprit de Mario une succession de souvenirs pas tous très agréables et un traumatisme incestueux lancinant refait jour. La suite du roman c'est une succession de scènes où il va tenter d'accomplir puis de fuir cette malédiction oedipienne. Ses joutes orales avec la jeune Alda, la résignation de Jeanne, la fougue d'Esmeralda, amante de son père, sa presque belle-mère ajoutent à son tourment.
  Mario qui se dit disponible et poète, fan d'Apollinaire, retournera à Paris pour y retrouver, qui sait, la tranquillité mentale?
  Ce roman n'évoque pas un voyage bien qu'il y soit question d'avion, de voiture, de car mais une fantasmagorie, une psychanalyse sauvage, une sorte de rêve cauchemardesque où le héros lutte contre son destin, où des personnages en souffrance (le père de Mario, la mère d'Alda sont en miroir, l'un dans sa quête d'un possible recommencement, l'autre dans son refus d'un recommencement) essaient de se guérir d'un trop-plein d'amour.
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