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Traduit de l'anglais par H. de Sabois

Ce roman a paru sous le titre original

Absent in the spring

1944

2000 

 

  C'est assez drôle, entendez par là troublant et quelquefois amusant, drolatique, cette Mrs Scudamore qui a tout planifié pour réussir sa vie et celle des autres, qui se retrouve dans un désert comme elle l'a souvent souhaité avec plus rien à faire qu'à penser. Ceci est amené par sa rencontre avec Blanche, la compagne du pensionnat Sainte-Anne, la plus brillante des jeunes filles qui est devenue avachie, malpropre et qui a semé le doute dans l'esprit de Joan Scudamore. Joan revient de soigner sa fille Barbara, sa plus jeune enfant, mariée trop jeune aux dires de Blanche et se souvient-elle brusquement de Rodney son époux. Un époux parfait qui a choisi le métier d'avoué auquel le destinait sa famille plutôt que celui de fermier pour lequel il avait une forte attirance. Enfin, disons qu'il a écouté le bon sens pratique de son épouse qui a toujours tout régenté et fait parler l'amour des biens matériels au détriment du confort des âmes. Bloquée au fond de son désert par les pluies qui ont transformé les gués en torrents infranchissables elle peut faire resurgir et se dérouler tout son passé. Ses trois enfants qu'elle est persuadée d'avoir rendus le plus heureux possible font bien pâle figure vis-à-vis de ceux des Sherston qui riaient et jouaient de bon coeur avec leur Maman. Joan a toujours trouvé que Leslie Sherston manquait de classe. Et l'introspection continue, Myrna Randolph, dont elle faillit, malgré son flegme, être jalouse, toujours pendue au bras de Rodney, pour une partie de tennis, une conversation. Heureusement elle a su déjouer le piège en la lui rappelant toujours à l'esprit pour qu'en comparaison, elle-même, sa femme Joan lui paraisse sublime! On sent l'influence de Freud sur ce roman. Tout nouveau... exploité au pied de la lettre! 

  Lisez-le, bon moment garanti, tant le rigorisme de l'héroïne prête à rire...  

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