DSCN2395
Éditions Gallimard, 2002, pour la présente édition. 
Le monument. 16 pages.
Ce récit se déroule au début des années de l'élection de Monsieur Poincaré. Plusieurs pages durant on suit notre héros, Frévière, sans savoir le but de sa course mais sentant combien pour lui ce rendez-vous est vital. Au passage l'auteur nous régale de la description des toilettes de ces dames et on respire l'atmosphère de ce bourg de province que traverse notre héros. Lors de la réception de Madame la Marquise on discute de l'acceptation de Frévière comme membre du comité, du bien-fondé des trois ans de conscription et du jeu de Jaurès qui combat cette politique. Plus prosaïquement l'auteur nous confie que le notaire, qui participe au-dit comité, a de bonnes raisons d'afficher son antimilitarisme: sa femme le trompe avec la moitié des officiers du régiment de hussards. Passons. La demande de notre héros est rejetée et il repart, humilié. C'est alors qu' enfermé dans les cabinets où il boude après l'accueil désobligeant de son épouse, il assiste au pugilat de son gamin de 9 ans avec le fils du colonel, élève des jésuites. Comprenant la leçon infligée par son rejeton il court adhérer au parti radical, faisant sienne la lutte des classes puisque les nantis l'ont rejeté... 
Un poète nommé Martin. 1 page.
Sorte de saint qu'il suffit de citer pour voir la vie sourire, Martin, universel et bienheureux comble les adeptes d'Erato...

 

Retour à l'accueil