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1998

traduit de l'anglais (États-Unis)

par Francis Kerline

Éditions de l'Olivier / Le Seuil 2002

 

  Première partie d'une centaine de pages: les protagonistes: un couple; elle, Jean, mère de deux enfants, Mélanie et Roger; elle a l'air de tenir les rênes, d'être équilibrée; lui, Willis, commence un congé sabbathique, a décidé de s'éloigner des siens et de travailler dans sa maison secondaire. Il semble dénué de sentiments, il est grossier, provocateur, instable. Lorsque nous les quittons il a trouvé le moyen de se faire coffrer par le shérif et transformé l'escapade de fin de vacances de sa femme en cauchemar. Bref, le couple a du plomb dans l'aile.

  Deuxième partie ou la lente descente aux enfers. Doug Willis s'est souvenu que son voisin avait été tiré à bon compte des griffes de la justice par un avocat, Reed. En effet, grâce à l'intervention de ce dernier il sort de prison avec une amende de 50 dollars. Mais il a mis la main dans un sac d'embrouilles et se laisse tomber à nouveau dans la coke, les trafics. Jean tient bon la barre à la maison; Mélanie pense que ses parents divorcent et Roger tape ses camarades...

  Troisième partie. Jean décide d'aller à Preston Falls, le dernier jour d'octobre, veille d'Halloween, veille de la reprise de travail de son mari, Willis et donc de leur vie sous le même toit. Sa soeur Carol prend en charge les enfants. Elle trouve la maison de campagne dans un piteux état, toit bâché, trous dans le plancher et dans les fenêtres, Willis a disparu, les messages ne sont pas lus, les factures accumulées... Sur les conseils de sa soeur elle va à la police signaler la disparition de Willis...

  Quatrième partie, fin.

  Je ne serais jamais allée choisir moi-même un livre comme celui-ci. Que nous conte-t-il? L'Amérique, la déchéance, la folie, l'ordinaire du quotidien, la mode du retour à la nature? Le langage souvent relâché n'apporte pas la  petite touche qui fait que l'on persiste à lire la forme même si le fonds fait défaut.   

 

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