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Le passage d'un témoin,
Fayard, 2011
  Turin. Naissance, enfance, jeunesse de Primo Levi. Ses courses en montagne, l'amitié, l'endurance, les études universitaires, juste à temps, juste avant que ne soient édictées les lois qui devaient empêcher les juifs d'y accéder.
   Primo est né en 19, il se sent d'abord italien; inscrit tout petit dans les mouvements d'éducation fascistes, il est bien intégré en cette fin des années 30. D'ailleurs faut-il encore parler d'intégration quand ses ancêtres, qui ont fui l'Espagne, sont venus sur le sol italien il y a plusieurs siècles? Certains l'ont cru bon, et la trop grande confiance de Primo en ses compatriotes lui a valu de se retrouver à Auschwitz. Là, dans cet enfer où toutes les langues du monde étaient entendues, il fallait, pour survivre, avoir quelques notions d'allemand ou de polonais, et une santé qui permette au geôlier d'exploiter l'esclave. Celui qui flanchait était éliminé.
  Ses études de chimie permettront à Primo Levi de survivre en travaillant pour une usine intégrée au camp. Autre coup de pouce du destin, il sera laissé à l'infirmerie, gravement malade, au moment de l'évacuation du Lager par les SS avant l'arrivée des troupes russes. Ensuite il faudra 9 mois à Primo et ses compagnons d'infortune pour rejoindre l'Italie. Se réinsérer, travailler, témoigner. Pour le restant de ses jours il va s'efforcer à travers une production littéraire fournie de témoigner de l'enfer des camps. Il assume parallèlement sa carrière de chimiste.
  Cet ouvrage complet rend compte de la vie et de l'oeuvre de Primo Levi, du Lager qui colle à la peau de ceux qui en ont fait la terrible expérience, pour que jamais nous n'oubliions.
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