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Traduit de l'espagnol par
François Maspero
Éditions du Seuil
1998 pour la traduction française
Titre original
Una comedia ligera
Editorial Seix Barral
1996
  Ce roman est écrit à la manière d'une pièce de théâtre tout en n'en respectant pas les codes. Je m'explique: les dialogues ne sont pas précédés de tirets ni de guillemets, ils s'enchaînent comme la prose du conteur. Les personnages sont parfois grotesques, pitoyables, on se croirait dans la Cour des Miracles; parfois bourgeois, "propres sur eux" mais souvent dans des situations rocambolesques.
  Le cadre: l'Espagne d'après-guerre, soumise aux restrictions; (cela fait prospérer le commerce de Povéda), La Catalogne, Barcelone et une station balnéaire où la colonie des vacanciers évolue entre gens fortunés, colonisant le village sans se mêler à sa vie. Le temps, l'après-guerre, plus précisément au même moment où se déroule le procès de Krupp (été 1948), en Allemagne. La durée, un peu plus d'un mois.
  L'action: c'est une enquête policière, un homme a été assassiné. Le présumé coupable un écrivain de vaudevilles. Il passe son temps entre le théâtre où ont lieu les répétitions, les hôtels où il se rend en charmante compagnie ou la station balnéaire près de sa femme et de la meilleure amie de celle-ci (avec laquelle, aussi, il a quelques affinités!).
  Il y a des intermèdes graves:une fillette condamnée par une maladie incurable, sa mère à laquelle son chirurgien de père projette de  faire subir une lobotomie, afin de la guérir de sa langueur, et surtout la misère noire de ces quartiers laissés à l'abandon.
  La manière de conter, le vocabulaire en font malgré tout un récit plein de gaieté, une farce dans la farce, le futur succès théâtral "Arrivederci pollo" se préparant en parallèle. Les protagonistes sont croqués dans leur quotidien: le gardien du théâtre, la bonne de Prúllas, le réceptionniste de l'hôtel, le hiérarque policier plein de zèle, les comédiens...
   
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