Difficile, quand on a un bout de chou de 38 mois à
distraire, de trouver des sorties compatibles avec la sieste d'après-midi qui se prolonge souvent très tard.
Nous nous sommes donc rendues à Bouzigues, voir des animaux parqués.
Car, parqués, ils le sont. Pauvres grosses bêtes: deux lamas, deux ou trois chevaux, un âne, des dizaines de chèvres, de moutons, quelques cochons du Viet-Nam. Pas un poil
d'herbe dans leur enclos, ils accourent dès qu'ils sentent une présence, enfin la plus triste représentation d'un zoo qu'on puisse se faire.
Un bémol pour les oiseaux, les canards et autres semblent bénéficier de conditions de rétention plus favorables.
J'avais préparé la sortrie en lisant sur le Net l'historique de l'aventure. Tous ces hectares achetés m'avaient semblés de bon augure. Je croyais visiter une ferme géante... Quelle
déception! C'est un alignement de parcs renfermant des êtres prisonniers, inféodés au bon vouloir des hommes, et non leurs compagnons, de travail, certes, à la ferme, mais avec une liberté de
mouvement, de grands espaces, des écuries, bref, tout le nécessaire pour un bon moral.
A notre époque où tout a été découvert et étudié, je trouve désastreux que des humains se livrent ainsi à l'exploitation d'animaux. Peut-être qu'eux-même y trouvent de la joie, à jouer les
fermiers; moi, j'en suis ressortie avec une impression de désolation.
Et ma petite-fille, me direz-vous?
Des ânes et des chèvres, elle en avait déjà vus. Elle, elle venait pour les jeux: vieux et déglingués, ils ont fait son bonheur, même si quelquefois elle n'est pas entrée dans les
maisonnettes qui avaient un intérieur trop repoussant.
Elle a aussi tenu à ce que nous nous arrêtions au Parc Municipal, au retour. Ce fut, pour elle, une belle journée!
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accroc de lecture, d' infos, aime les gens dans leur complexité; préfère le silence à toute manifestation bruyante...
savoure les chansons à textes et le Classique.
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