Le peigne de Cléopâtre de Maria Ernestam
04 avr. 2017Manipulation mentale, bons sentiments exploités, soupçon, amitié, amour filial déçu, parents dépassés, énigmes... tout concourt à faire de ce roman une réussite. La couverture est à contre emploi, elle évoque plutôt un guide gastronomique qu'un roman noir. Il est vrai que l'entreprise d'entraide fondée par trois amis est basée dans le restaurant de l'une d'eux...
Des assassinats sont perpétrés à la demande de clients qui ne peuvent pas passer à l'acte eux-mêmes. En grand besoin d'argent, nos trois amis ne renvoient pas ces demandes incongrues bien que leur sens moral réprouve totalement de tels actes. Pourtant tous se défendent d'avoir agi. Nous avons vu les meurtres et nous sommes dans l'incapacité de nous faire une opinion sur leurs auteurs car la romancière distille des informations qui noient notre réflexion.
A lire
Titre original:
Kleopatras kam
2007
Traduit du suédois par
Esther Sermage et Ophélie Alegre
Gaïa Editions, 2013
pour la traduction française